mercredi 1 juin 2016

Ah mes amis, à mes amours.

Après nos diverses petits réflexions sur l'amour, en ce moment j'écoute beaucoup de musique. Alors j'avais envie d'en poser quelques unes par ici.


Un petit mot pendant une expo au quai Branly avec mon frère, sur l'humain du futur.



Zoufris Maracas, c'est un groupe que Médoc m'a fait découvrir. Je trouvais ça très drôle que ce soit lui qui me fasse découvrir ces chansons, car quelques unes dans le tas de l'album me parlaient particulièrement, notamment celle-ci, pis étaient tellement circonstancielle!  Bon Zoufris, ils font d'autres choses un peu engagées, des chansons rigolotes aussi. Mais aussi quelques chansons d'amours désabusées. 
Donc, Bras Ballants, et Et ta mère. Qui me parlent un peu de moi, de cette petite fenêtre sur l'amour différent.



EDIT du 16 juillet 2016:

Je fais un rapide résumé du catalogue. Ils sont huit à l'index.
Il y a eu tout d'abord celui qui m'a "roulé" dessus, pour reprendre une expression de Solange Te Parle, puis celui que je faisais entrer à minuit en douce de ma mère, et qui m'a appris que la performance de la durée n'a pas beaucoup d'intérêt en soi, et qu'on pouvait avoir envie de ne pas confondre amour et sexualité, puis il y a celui où l'émulation intellectuelle était excitante en soi, c'est avec lui que j'ai appris sexualité et sentiments, puis il y a eu celui avec qui j'ai pris vraiment du plaisir, au delà du plaisir, avec qui j'ai partagé amour et sexualité, couple et avenir, soutien dans l'adversité, tendresse, facilité de corps et tensions, une maison connue et chaleureuse, une stabilité émotionnelle, puis il y a eu celui avec qui j'ai compris que je pouvais être téméraire, le premier où j'ai apprécié la diversité des corps, la désacralisation du sexe à deux, qu'être nue sous la lumière, telle que je suis avec quelqu'un dont je partage la confiance, est simple, le premier avec qui j'ai compris aussi que le corps et le plaisir féminin reste méconnu, et que parler de sexe est très important, pour savoir qu'on n'est pas seul.e et qu'il existe plein de manière d'exister à deux, et à deux corps pour se parler. Il y a eu celui, où je me suis découverte un peu sauvage, rebelle, aimante, fuyante, où j'ai découvert mes limites relationnelles et mes peurs, mes besoins en tant que personne, et qu'on pouvait être amis et amants. Il y a eu celui avec qui j'ai compris qu'une attirance et une étincelle ne suffisent parfois pas, et que parfois le feu ne prend pas, ça fait un flop, une déception, mais qui reste une expérience, sans dénaturer la personne, mais laissant peu d'espace à une suite. Il y a celui avec qui je me dis "pourquoi pas?", avec qui je parle, je ris, qui arrive dans cette période exaltante de solitude, et avec qui j'ai envie de voir: prendra, prendra pas? Ce moment où j'ai envie de laisser la vie venir à moi, d'être ce que je peux être, sans enjeux, sans attentes, me redécouvrir, me faire découvrir. Bon, j'ai tout de même consciente d'être dans une phase egocentrée, où je me sens valorisée par la rencontre avec d'autres. Et qu'est ce que j'aime découvrir les autres, me confronter à d'autres façons d'être, d'idées, de corporalité.


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