Parce que je pense à toi souvent et que tu m'accompagnes dans mon quodien. C'est réconfortant :)
Qui a dit qu'un 4 mains fait par 2 folles était une mauvaise chose? Attends toi à être agréablement surpris!!!
dimanche 17 avril 2016
mercredi 13 avril 2016
et fin
"Le pire c'est que j'allais te proposer qu'on fasse une pause pour te donner du temps de te préoccuper de t oi et moi de ne pas avoir trop d'attentes.
Je vais me désinscrire de Just a little lovin, tu peux y aller. Je paierai ma cotisation à l'asso si tu me donnes le rib mais je ne veux plus en faire partie pour le moment et je ne veux plus recevoir de mails de l'asso. Je viendrai soutenir les copains. Je te souhaite de trouver ce que tu cherches et d'être heureux. Meme si je comprends, je t'en veux. Je t'aimais encore et pas par énergie du désespoir, et j'étais prête a t'aimer malgré tout ça. De toute façon, il n' ya pas de bonne façon de dire que c'est fini. Meme si c'est mieux de ne pas le faire dire par l'autre. Je ne veux plus te voir pour le moment. C'est mon dernier sms."
"Je comprends. Je suis désolé de ne pas avoir pu te dire moi-même que c'était fini. Prends soin de toi."
Je le déteste pour cette réponse. Il n'a jamais pu me le dire. Il m'a laissé prendre la décision. Il a tout fait pour que ce soit moi qui prenne cette décision, qui me déchire le coeur et qui lui le soulage. C'est moi qui ai fait le choix pour lui, parce que je n'en peux plus de le voir se prendre la tête pour tout, et de ne pas avoir d'espoir. D'avoir déjà renoncé, de s'être résigné à la fatalité. Parce que c'est trop douloureux tous les jours de se battre pour quelqu'un qui ne se bat plus.
Et je lui ai dit, j'étais tellement en colère! Il n'est même pas capable de me dire qu'il veut qu'on arrête, qu'on ne soit plus ensemble, que ce soit fini. C'est moi qui suis obligée de le dire pour lui. De lui extorquer ses mots là. De lui dire "alors en fait tu veux qu'on arrête. C'est ça que tu veux, que tu ne dis pas."
Je le trouve horriblement lâche et après tout ce temps passé ensemble, je trouve que je mérite mieux et de façon plus sincère un acte de courage aussi grand que celui là. C'est lui qui me blesse et c'est moi qui lui tend l'arme pour nous achever. Je lui en veux tellement.
Il m'a dit en pleurant qu'il était tombé amoureux d'une autre et qu'il n'arrivait pas à choisir entre nous deux, et qu'il culpabilisait. Je suis tellement blessée qu'il ne m'ait pas choisie. Ou pas entièrement. Qu'il ne soit pas convaincu que c'était un bon choix. Que 5 ans ensemble, ce n'est rien dans la balance, que s'aimer n'est rien. Qu'il est prêt en fait à tout risquer pour recommencer autre chose. C'est horriblement dur a comprendre.
Moi je lui offrais mon amour et je regardais vers l'avant. Et lui était dans la culpabilité et le regret.
Et dans cette culpabilité, il a essayé de me la faire porter.
Il me parlait de jeux, de mon égoisme, de notre univers commun du jeu qui n'était plus à nous. Tout un enrobage pour me mettre en colère. Tout un enrobage pour me faire comprendre que c'était moi la fautive. C'est moi la responsable de tout ça. C'est moi qui le rend malheureux. Mais il en a profité de cette occasion, de cette situation, il a pas refusé. Je ne l'ai jamais obligé a tomber amoureux de quelqu'un d'autre. J'acceptais même qu'il puisse être tombé amoureux d'une autre, et je lui offrais quand même mon amour, mon temps, mes espoirs.
On devait se donner la priorité l'un à l'autre. Je me sens tellement trahie.
Et en meme temps, c'est le risque de la vie. Tomber amoureux de quelqu'un d'autre. Ca arrive. Ce n'est pas sa faute.
Et d'un autre côté, il a décidé aussi que c'était important. Meme en étant tombé amoureux de M. en septembre déjà, alors qu'il ne s'était quasiement rien passé, et qu'elle l'a hanté pendant des mois.
Nicolas avait envie d'autre chose, et j'ai du mal à l'accepter. Il avait déjà jeté l'éponge et cherchait quelqu'un d'autre.
Je lui ai apporté ce que je pouvais pendant des 5 années. Et maintenant il veut s'envoler. Je trouve ça injuste. Et en meme temps, l'amour ça se commande pas.
Mais on s'aimait. Enfin je crois. Je crois qu'il m'aimait. Mais peut être que c'est du confort. Je ne sais plus. De l'affection de confort? De l'habitude?
Un copain m'a dit "il va avoir 30 ans? C'est le printemps, les hormones tout ça".
L'Ours m'a dit hier, quand il s'expliquait, qu'il avait peut être envie de vivre d'autres choses. Je ne peux rien répondre à ça. C'est douloureux. Comme si on avait fini de se connaitre, comme si on avait fait le tour.
Putain ça fait un an que j'attends qu'il prenne un appart pour qu'on ait de l'intimité, qu'on puisse vivre d'autres choses, qu'on ait du temps juste tous les deux et qu'on donne de nouveaux souffle à notre couple. J'ai laissé ce temps là, je ne voulais pas juger. Et moi je travaille trois fois par semaine pour devenir plus indépendante depuis un an.
Je voulais même vivre avec lui. Mais il avait peur. Il voulait son indépendance d'abord. Je comprends. Mais finalement, on a rien essayé jusqu'au bout.
Je perds un ami si cher, qui me connait si bien, qui connait tout de moi, ma famille, mes relations avec elle, mon manque d'amis, mes doutes, mes peurs, mes envies, mes comportements. C'est la personne a qui j'ai tout donné, même si il n'y croyait pas. C'est la personne que je connais le mieux au monde. Je connais ses angoisses, je sais quand il ne va pas bien, j'entends ses doutes et faiblesses, ses forces aussi, sa tendresse.
Je ne le trouverai plus dans mon lit, je ne trouverai plus cette position si agréable, où nos corps s'emboitaient ventre-dos que ce soit moi qui me tourne ou lui qui se tourne. Sa chaleur, et sa façon de s'endormir si vite. De le chercher quand il se réveille. De le chercher quand je dors.
Je ne trouverai plus ses lèvres à taton dans le noir pour le bisou de bonne nuit. Je ne recevrai plus de message de bonne nuit ou de bonjour. Et je n'en enverrai plus. Il n'y a plus de "chaton", de "mon coeur", de "mon amour".
Il n'y a plus d'amour.
J'ai un creux au milieu du bide.
Je perds la personne avec qui je pouvais parler de tout, la première personne a qui je voulais raconter ce qui se passait dans ma vie. Même les petits riens. C'est la personne a qui je pensais tous les jours, pour n'importe quoi. Je perds la personne qui me regardait avec des yeux doux et amoureux. La personne qui savait me faire plaisir, des petits plaisirs. C'est la personne a qui j'avais envie de faire plaisir. Pour laquelle je ne m'habillais plus en jogging ni en sweat à capuche sauf cas extrême.
C'est la personne que je trouvais belle avec sa barbe et ses cheveux longs. Je le trouvais tellement beau comme ça.
Je ne prendrai plus de douche avec lui, et il ne me lavera plus le dos. Il ne me demandera plus "gratte!gratte" avec un air enfantin pour que je lui gratte le dos.
Il ne viendra plus a mes concerts, m'écouter chanter et me dire ce qu'il en pense, ni me dire que je suis la plus belle. Je ne lui donnerai plus mon avis sur ses compositions, sur les courts métrages, en étant critique et en aimant sa musique. Je ne serai plus là pour aimer ce qu'il ne voit pas chez lui.
Il ne sera plus là pour m'encourager. Il ne sera plus là pour me faire rire. Je ne discuterai plus de politique avec lui.
Il n'y aura plus de débrief d'après soirée, ou l'on s'accorde et ou nos esprits se rejoignent dans cette connexion incroyable. Il n'y aura jamais de soirée jeux place Aligre avec A. et M.
Il n'y aura plus ce corps que j'aime, que je sais aimer, que je sais où toucher. Il n'y aura plus ses mains pour me caresser les cheveux, le dos. Il n'y aura plus de "grougrou" ni de "schlouboudou". Il n'y aura plus de chat.
Nous n'iront pas ensemble à New York ni à Montréal. Je n'aurai jamais eu mon cadeau d'anniversaire. Il n'aura jamais composé pour ma voix.
Nous d'exaucerons jamais la liste des choses à faire ensemble qu'il m'a lue il y 'a trois semaines.
Je perds mon ami et mon amour. Et merde, ça fait mal.
Qu'est ce que c'est 3 semaine de galère dans 5 ans de relation?
Et deux heures pour détruire.
Et pouf
Coucou Qaniq.
J'aime bien avoir de tes nouvelles de petites choses quotidiennes, du détail, de l'heure par heure.
A moi de t'en donner. Précautions, on rentre dans les profondeurs de ce qui faisait le cahier: l'amour.
Aujourd'hui, avec l'Ours ça c'est fini. J'ai bien donné un nom à Médoc et à Brownie, alors pourquoi pas.
Il est 2h30 du matin, et ça fait trois heures que j'essaie de dormir. Je n'y arrive pas. Je ressasse tous les éléments dans ma tête, et je fantasme bien sur. Je ne comprends pas tout.
Il y a quelques semaines, on a failli se séparer. On s'était assis dans un café, et je sentais qu'il se passait un truc. L'Ours m'a dit "je ne veux plus qu'on continue". Ce jour-là, mon monde s'est un peu effondré.
Il m'a dit beaucoup de choses. Qu'il trouvait qu'on ne se voyait pas assez, qu'il était malheureux, que je m'éloignais, qu'on ne se tenait plus la main dans la rue, qu'on ne faisait plus l'amour. Que je le protégeais trop, qu'il se sentait faible. Et d'autres choses.
C'était horrible, d'autres gens devaient venir nous retrouver juste après. On ne pouvait pas aller au bout de la discussion. Et puis je pleurais. Je ne comprenais pas comment il pouvait décider de la mort de notre couple comme ça. Moi aussi j'avais été malheureuse, moi aussi j'ai voulu partir, mais je suis restée et j'ai persévéré avec lui. On a trouvé d'autres moyens, on a peaufiné. Et on a continué.
Je suis partie en larmes de ce bar, la conversation en suspend, c'était la première fois depuis longtemps que je pleurais dans la rue, en sanglots. Je suis rentrée et j'ai essayé de faire bonne mesure, car je ne voulais pas le montrer à ma mère.
Bon elle a fini par me dire "bon, tu t'es disputée avec l'Ours?" et dans ce genre de moment tu te demandes de quoi est fait le radar des mamans. Je n'ai pas dit grand chose à ce moment là.
E. et R. ont pris soin de moi ce soir là, j'ai bu, j'ai pleuré, et j'ai essayé de ne pas me focaliser. E. m'a fait dormir chez elle, je lui en suis tellement reconnaissante.
J'ai reçu un message dans la nuit: L'Ours me dit qu'il s'est expliqué maladroitement et qu'il veut qu'on se revoit pour parler.
On se revoit le lendemain matin vers Nation. Il m'explique qu'il a réfléchi et qu'il ne veut plus qu'on continue ensemble de cette façon là. Il me demande qu'on se donne une chance. Je dis d'accord, qu'on se voit plus souvent, qu'on s'organise pour se voir autrement. Faire des projets ensemble. S'écouter. Se dire les choses. J'attends de lui qu'il me dise les choses, et plus que je les devine. Plus que je doive lui extorquer ses confessions. Il veut qu'on se surprenne.
Tout le week end nous discutons de beaucoup de choses, je lui explique aussi mes contrariétés.
Cette bouillotte sèche que je lui ai confectionnée pour son anniversaire l'année dernière, qu'il n'a jamais utilisée et qu'il ne retrouve plus.On comprend ensemble aussi que si je m'éloigne, il m'a éloignée aussi. Pas de temps à m'accorder, annulation dernière minute, arriver à 21h plutot qu'à 19h prévue chez moi, ne pas s'engager dans des projets communs. J'ai cette impression aujourd'hui d'avoir essayé plein de trucs.
Je veux que les choses marchent. Je suis prête à essayer des trucs encore.
Les trois dernières semaines ont été en dents de scie. Notre première soirée prévue après les évènements du week end, ou j'avais mis plein d'attentes s'est révélée décevante. Au lieu d'aller au ciné ensemble, je suis conviée à l'accompagner à un concert des classes composition de musique à l'image du Conservatoire National. Après le concert, il me dit "j'aimerais bien rester un peu". Je comprends: faire du réseau.
Je suis crevée, bossé toute la journée, j'ai mon accordéon sur le dos et je chante le lendemain matin en concert. Pour moi c'est non. Je comprends son besoin de faire du contact dans le milieu, mais ce n'est pas de ça dont j'avais envie pour notre première soirée de réconciliation.
On se rattrape.
Puis le mardi vient. Je lui dit que j'aimerais bien venir prendre un bain, avant mon gros concert du Mercredi, car je n'ai pas de baignoire.
Nous discutons de nos histoires. Et je finis par lui dire que fondamentalement, tout le malaise qui existe, cette tension dans notre couple, et sa tristesse, sont en grande partie liée au fait qu'il est en chagrin d'amour. Pour quelqu'un d'autre.
L'Ours est tombé amoureux de quelqu'un d'autre. D'une autre fille.
Je comprends la difficulté, je suis quelqu'un de rationnel et d'empathique. Je comprends qu'il ait pu tomber amoureux de quelqu'un d'autre. Vraiment. Au delà de la facilité de trouver ailleurs du bonheur, de la découverte, du plaisir, du désir nouveau, de l'alchimie. Tout ce qu'on trouve au début, à la rencontre de quelqu'un, et qui se tarit avec le temps. Tout ce qu'il n'y a plus entre nous. Je ne serai plus jamais aussi belle et aussi désirable que les premiers mois. Notre couple n'est plus un nouveau continent immense à découvrir, mais un petit jardin à entretenir, ou il faut tous les jours enlever des mauvaises herbes et s'émerveiller de choses simples, et parfois surprenante, mais dans le périmètre du jardin.
Alors je comprends. Mais je n'en veux pas. Je ne veux pas du spectre d'une autre fille. Je ne veux pas porter le chagrin d'amour de l'Ours pour une autre.
Meme ça, ça semblait etre ma faute. Qu'il soit tombé amoureux d'une autre fille. Qu'elle soit tombée amoureuse de lui.
Pour moi c'était tellement évident. Quand j'ai rencontré d'autres gens, Medoc et Brownie, ça m'a confortée dans l'idée que c'était exaltant de se sentir désirée et de découvrir l'autre, de se sentir renaitre. Mais aussi que ça n'avait rien à voir avec le fait de construire quelque chose avec quelqu'un depuis longtemps. De le connaitre dans son meilleur comme dans son pire, de l'aimer pour ses défauts. De l'accepter tout entier et de l'aimer et de l'aimer pour demain comme pour hier. De vouloir tout partager avec. D'accepter qu'il a une part de nous en lui, comme une flamme précieuse dont il prend soin.
Moi j'aimais l'Ours. C'est la première personne que j'ai aimée et que j'ai voulu de cette façon. Je lui avais confié ma petite flamme désordonnée.
Aujourd'hui je me sens tellement trahie. Je pensais que 5ans de vie ca voulait dire quelque chose.
Ce soir là, je lui ai dit que ça me faisait mal, de me dire que peut-etre, tous les jours il se réveillerait en pensant à elle. Mais que je l'acceptais. Tant qu'il faisait des efforts pour faire son deuil et que il donnait une chance à notre amour.
Ce soir là j'ai beaucoup pleuré. Je me sentais moche. Un sujet qui revenait souvent ces dernières années, c'est mon manque de libido. Mon manque de libido qui provoquait une déchirure. L'Ours m'a dit à plusieurs reprises durant nos 5 ans, qu'il n'osait plus me toucher, qu'il se réfrenait et qu'il en venait à ne plus me désirer. Ne plus avoir de désir pour moi.
C'est horrible non?
Donc ce soir là, je me suis sentie comme toutes les filles. Ou plutot comme ce qu'on essaye de faire culpabiliser aux filles dans les journaux: Comment récupérer son mec? Faites vous plus désirable! Mettez de nouvelles fringues, faites attention à vous, mettez des sous vetements sexy et faites lui à manger en plus.
C'était moi le problème?
Il m'a consolée un peu. Au bout d'un moment immense, il a fini par me dire qu'il ne savait pas quoi me dire. Puis enfin il m'a dit "je t'aime". Comme pour que je lui foute la paix. Puis s'est endormi. Et moi je me suis retrouvée comme il y a si longtemps, au début de notre relation, à pleurer dans mon coin de lit, quand j'étais contrariée, quand je m'étais forcée à faire l'amour pour faire bien.
Le lendemain je chantais en concert. Le matin, on a reparlé de tout ça. Je lui ai dit et répété que je ne voulais pas porter le deuil de son histoire à lui. Que je ne voulais pas qu'on se fasse du mal, qu'on se venge l'un sur l'autre pour des bêtises. Je lui ai dit qu'il était fort possible que les prochaines semaines soient difficiles, tendues, mais qu'on allait trouver un moyen. Que j'avais envie de croire en nous. Il avait l'air d'accord.
Entre temps nous nous sommes revus le jeudi matin, pour une réunion. Nous avons échangé un beau baiser.
On s'est revus le vendredi soir, il était censé venir me chercher après une répétition, j'étais contente qu'il vienne me chercher. Il n'était pas encore parti de chez lui quand je suis sortie. J'étais déçue, mais j'ai décidé de passer outre pour ne pas m'encombrer d'attentes déçues aussi minimes.
Il y a de l'orage dehors, et ça me réconforte. Il est maintenant 3h.
Nous avons dormi ensemble vendredi, j'ai mal dormi, mais j'étais heureuse de le trouver dans mon lit, d'être avec lui simplement, sans prise de tête. On mange même ensemble le samedi midi.
Lundi j'ai un concours de chant à Genève. Je pars seule, j'ai des encouragements de toute part. Je suis contente. Puis, dans la soirée, j'apprends que ma soeur s'est engueulée avec ma mère et qu'elle est partie de la maison. J'essaye de faire ce que je peux depuis mon éloignement. C'est l'ascenseur émotionnel. Je fais de l'asthme et mes douleurs d'oesophage reviennent et me compriment la poitrine.
Je rentre épuisée, triste, mais je fais quand meme l'oreille attentive et médiatrice pour ma mère qui est encore en émotion.
Je dis à l'Ours que j'aimerais bien le voir le lendemain pour changer d'air avec une personne tendre. Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.
Ce matin, je reçois un message, L'Ours s'est désisté d'un jeu qu'on devait faire ensemble dans un mois. J'y vois un mauvais présage, mais, je ne veux pas me prendre la tête avec ça, si il ne veut plus continuer dans ce milieu, je peux comprendre, si ça lui permet de se recentrer, je suis d'accord. Je ne veux plus me prendre la tête, je veux me concentrer sur comment faire marcher notre couple positivement. Si pour ça il faut laisser des choses en arrière, d'accord, je suis prête à ce sacrifice.
Mais j'ai compris que ce n'était qu'une façade.
Je me suis arrêtée là, vers 3h du matin. La pluie tombait et j'avais envie d'air. J'ai ouvert la fenêtre, et alors que je n'avais plus pleuré depuis quelques heures, les sanglots ont repris. Ma mère est venue me chercher, et m'a fait m'allonger avec elle sur le canapé pour que je dorme. Je pense que j'ai dormi entre 4h et 9h.
Ce matin je n'ai pas pu manger beaucoup, quelques céréales. J'ai la gorge serrée. Je n'ai pas mangé hier soir.
Je me dis des fois que mon humeur et mon estomac sont vraiment trop liés. Le matin j'ai besoin de manger pour être de bonne humeur, j'ai mal à l'estomac et à l'oesophage quand mon corps veut me faire comprendre que j'ai du stress.
Je suis tellement triste.
J'aime bien avoir de tes nouvelles de petites choses quotidiennes, du détail, de l'heure par heure.
A moi de t'en donner. Précautions, on rentre dans les profondeurs de ce qui faisait le cahier: l'amour.
Aujourd'hui, avec l'Ours ça c'est fini. J'ai bien donné un nom à Médoc et à Brownie, alors pourquoi pas.
Il est 2h30 du matin, et ça fait trois heures que j'essaie de dormir. Je n'y arrive pas. Je ressasse tous les éléments dans ma tête, et je fantasme bien sur. Je ne comprends pas tout.
Il y a quelques semaines, on a failli se séparer. On s'était assis dans un café, et je sentais qu'il se passait un truc. L'Ours m'a dit "je ne veux plus qu'on continue". Ce jour-là, mon monde s'est un peu effondré.
Il m'a dit beaucoup de choses. Qu'il trouvait qu'on ne se voyait pas assez, qu'il était malheureux, que je m'éloignais, qu'on ne se tenait plus la main dans la rue, qu'on ne faisait plus l'amour. Que je le protégeais trop, qu'il se sentait faible. Et d'autres choses.
C'était horrible, d'autres gens devaient venir nous retrouver juste après. On ne pouvait pas aller au bout de la discussion. Et puis je pleurais. Je ne comprenais pas comment il pouvait décider de la mort de notre couple comme ça. Moi aussi j'avais été malheureuse, moi aussi j'ai voulu partir, mais je suis restée et j'ai persévéré avec lui. On a trouvé d'autres moyens, on a peaufiné. Et on a continué.
Je suis partie en larmes de ce bar, la conversation en suspend, c'était la première fois depuis longtemps que je pleurais dans la rue, en sanglots. Je suis rentrée et j'ai essayé de faire bonne mesure, car je ne voulais pas le montrer à ma mère.
Bon elle a fini par me dire "bon, tu t'es disputée avec l'Ours?" et dans ce genre de moment tu te demandes de quoi est fait le radar des mamans. Je n'ai pas dit grand chose à ce moment là.
E. et R. ont pris soin de moi ce soir là, j'ai bu, j'ai pleuré, et j'ai essayé de ne pas me focaliser. E. m'a fait dormir chez elle, je lui en suis tellement reconnaissante.
J'ai reçu un message dans la nuit: L'Ours me dit qu'il s'est expliqué maladroitement et qu'il veut qu'on se revoit pour parler.
On se revoit le lendemain matin vers Nation. Il m'explique qu'il a réfléchi et qu'il ne veut plus qu'on continue ensemble de cette façon là. Il me demande qu'on se donne une chance. Je dis d'accord, qu'on se voit plus souvent, qu'on s'organise pour se voir autrement. Faire des projets ensemble. S'écouter. Se dire les choses. J'attends de lui qu'il me dise les choses, et plus que je les devine. Plus que je doive lui extorquer ses confessions. Il veut qu'on se surprenne.
Tout le week end nous discutons de beaucoup de choses, je lui explique aussi mes contrariétés.
Cette bouillotte sèche que je lui ai confectionnée pour son anniversaire l'année dernière, qu'il n'a jamais utilisée et qu'il ne retrouve plus.On comprend ensemble aussi que si je m'éloigne, il m'a éloignée aussi. Pas de temps à m'accorder, annulation dernière minute, arriver à 21h plutot qu'à 19h prévue chez moi, ne pas s'engager dans des projets communs. J'ai cette impression aujourd'hui d'avoir essayé plein de trucs.
Je veux que les choses marchent. Je suis prête à essayer des trucs encore.
Les trois dernières semaines ont été en dents de scie. Notre première soirée prévue après les évènements du week end, ou j'avais mis plein d'attentes s'est révélée décevante. Au lieu d'aller au ciné ensemble, je suis conviée à l'accompagner à un concert des classes composition de musique à l'image du Conservatoire National. Après le concert, il me dit "j'aimerais bien rester un peu". Je comprends: faire du réseau.
Je suis crevée, bossé toute la journée, j'ai mon accordéon sur le dos et je chante le lendemain matin en concert. Pour moi c'est non. Je comprends son besoin de faire du contact dans le milieu, mais ce n'est pas de ça dont j'avais envie pour notre première soirée de réconciliation.
On se rattrape.
Puis le mardi vient. Je lui dit que j'aimerais bien venir prendre un bain, avant mon gros concert du Mercredi, car je n'ai pas de baignoire.
Nous discutons de nos histoires. Et je finis par lui dire que fondamentalement, tout le malaise qui existe, cette tension dans notre couple, et sa tristesse, sont en grande partie liée au fait qu'il est en chagrin d'amour. Pour quelqu'un d'autre.
L'Ours est tombé amoureux de quelqu'un d'autre. D'une autre fille.
Je comprends la difficulté, je suis quelqu'un de rationnel et d'empathique. Je comprends qu'il ait pu tomber amoureux de quelqu'un d'autre. Vraiment. Au delà de la facilité de trouver ailleurs du bonheur, de la découverte, du plaisir, du désir nouveau, de l'alchimie. Tout ce qu'on trouve au début, à la rencontre de quelqu'un, et qui se tarit avec le temps. Tout ce qu'il n'y a plus entre nous. Je ne serai plus jamais aussi belle et aussi désirable que les premiers mois. Notre couple n'est plus un nouveau continent immense à découvrir, mais un petit jardin à entretenir, ou il faut tous les jours enlever des mauvaises herbes et s'émerveiller de choses simples, et parfois surprenante, mais dans le périmètre du jardin.
Alors je comprends. Mais je n'en veux pas. Je ne veux pas du spectre d'une autre fille. Je ne veux pas porter le chagrin d'amour de l'Ours pour une autre.
Meme ça, ça semblait etre ma faute. Qu'il soit tombé amoureux d'une autre fille. Qu'elle soit tombée amoureuse de lui.
Pour moi c'était tellement évident. Quand j'ai rencontré d'autres gens, Medoc et Brownie, ça m'a confortée dans l'idée que c'était exaltant de se sentir désirée et de découvrir l'autre, de se sentir renaitre. Mais aussi que ça n'avait rien à voir avec le fait de construire quelque chose avec quelqu'un depuis longtemps. De le connaitre dans son meilleur comme dans son pire, de l'aimer pour ses défauts. De l'accepter tout entier et de l'aimer et de l'aimer pour demain comme pour hier. De vouloir tout partager avec. D'accepter qu'il a une part de nous en lui, comme une flamme précieuse dont il prend soin.
Moi j'aimais l'Ours. C'est la première personne que j'ai aimée et que j'ai voulu de cette façon. Je lui avais confié ma petite flamme désordonnée.
Aujourd'hui je me sens tellement trahie. Je pensais que 5ans de vie ca voulait dire quelque chose.
Ce soir là, je lui ai dit que ça me faisait mal, de me dire que peut-etre, tous les jours il se réveillerait en pensant à elle. Mais que je l'acceptais. Tant qu'il faisait des efforts pour faire son deuil et que il donnait une chance à notre amour.
Ce soir là j'ai beaucoup pleuré. Je me sentais moche. Un sujet qui revenait souvent ces dernières années, c'est mon manque de libido. Mon manque de libido qui provoquait une déchirure. L'Ours m'a dit à plusieurs reprises durant nos 5 ans, qu'il n'osait plus me toucher, qu'il se réfrenait et qu'il en venait à ne plus me désirer. Ne plus avoir de désir pour moi.
C'est horrible non?
Donc ce soir là, je me suis sentie comme toutes les filles. Ou plutot comme ce qu'on essaye de faire culpabiliser aux filles dans les journaux: Comment récupérer son mec? Faites vous plus désirable! Mettez de nouvelles fringues, faites attention à vous, mettez des sous vetements sexy et faites lui à manger en plus.
C'était moi le problème?
Il m'a consolée un peu. Au bout d'un moment immense, il a fini par me dire qu'il ne savait pas quoi me dire. Puis enfin il m'a dit "je t'aime". Comme pour que je lui foute la paix. Puis s'est endormi. Et moi je me suis retrouvée comme il y a si longtemps, au début de notre relation, à pleurer dans mon coin de lit, quand j'étais contrariée, quand je m'étais forcée à faire l'amour pour faire bien.
Le lendemain je chantais en concert. Le matin, on a reparlé de tout ça. Je lui ai dit et répété que je ne voulais pas porter le deuil de son histoire à lui. Que je ne voulais pas qu'on se fasse du mal, qu'on se venge l'un sur l'autre pour des bêtises. Je lui ai dit qu'il était fort possible que les prochaines semaines soient difficiles, tendues, mais qu'on allait trouver un moyen. Que j'avais envie de croire en nous. Il avait l'air d'accord.
Entre temps nous nous sommes revus le jeudi matin, pour une réunion. Nous avons échangé un beau baiser.
On s'est revus le vendredi soir, il était censé venir me chercher après une répétition, j'étais contente qu'il vienne me chercher. Il n'était pas encore parti de chez lui quand je suis sortie. J'étais déçue, mais j'ai décidé de passer outre pour ne pas m'encombrer d'attentes déçues aussi minimes.
Il y a de l'orage dehors, et ça me réconforte. Il est maintenant 3h.
Nous avons dormi ensemble vendredi, j'ai mal dormi, mais j'étais heureuse de le trouver dans mon lit, d'être avec lui simplement, sans prise de tête. On mange même ensemble le samedi midi.
Lundi j'ai un concours de chant à Genève. Je pars seule, j'ai des encouragements de toute part. Je suis contente. Puis, dans la soirée, j'apprends que ma soeur s'est engueulée avec ma mère et qu'elle est partie de la maison. J'essaye de faire ce que je peux depuis mon éloignement. C'est l'ascenseur émotionnel. Je fais de l'asthme et mes douleurs d'oesophage reviennent et me compriment la poitrine.
Je rentre épuisée, triste, mais je fais quand meme l'oreille attentive et médiatrice pour ma mère qui est encore en émotion.
Je dis à l'Ours que j'aimerais bien le voir le lendemain pour changer d'air avec une personne tendre. Ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.
Ce matin, je reçois un message, L'Ours s'est désisté d'un jeu qu'on devait faire ensemble dans un mois. J'y vois un mauvais présage, mais, je ne veux pas me prendre la tête avec ça, si il ne veut plus continuer dans ce milieu, je peux comprendre, si ça lui permet de se recentrer, je suis d'accord. Je ne veux plus me prendre la tête, je veux me concentrer sur comment faire marcher notre couple positivement. Si pour ça il faut laisser des choses en arrière, d'accord, je suis prête à ce sacrifice.
Mais j'ai compris que ce n'était qu'une façade.
Je me suis arrêtée là, vers 3h du matin. La pluie tombait et j'avais envie d'air. J'ai ouvert la fenêtre, et alors que je n'avais plus pleuré depuis quelques heures, les sanglots ont repris. Ma mère est venue me chercher, et m'a fait m'allonger avec elle sur le canapé pour que je dorme. Je pense que j'ai dormi entre 4h et 9h.
Ce matin je n'ai pas pu manger beaucoup, quelques céréales. J'ai la gorge serrée. Je n'ai pas mangé hier soir.
Je me dis des fois que mon humeur et mon estomac sont vraiment trop liés. Le matin j'ai besoin de manger pour être de bonne humeur, j'ai mal à l'estomac et à l'oesophage quand mon corps veut me faire comprendre que j'ai du stress.
Je suis tellement triste.
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